06 octobre 2009
L'appartement 002
J'annonce un enième retour à zéro.
Mais cette fois, pour changer, j'emporte avec moi ce qui me tien à coeur... ou plutot ce qui me tien le coeur: mon chat et Lui.
J'ai plus rien à faire à Nancy, j'y ai brisé une histoire d'amour, j'y ai consommé les hommes comme je consume les cigarettes, j'y ai appris que la fac c'était pas fait pour une fille dont la rigueur ne fait pas partie du vocabulaire, j'y ai appris à vivre seule, je m'y suis marquée la peau à vie. Tout ça en l'espace d'une année. Il s'est déjà passé trop de chose dans l'appartement 002 pour que je ressente encore l'envie d'y rester.
Je quitte Nancy pour établir domicile en île de france... Montreuil précisément. J'ai quitté le mc do pour reprendre des études. Je me suis lancée dans l'horlogerie, au final je me range sur le chemin de mes parents à ce niveau.
J'ai plutôt hâte d'emmenager... ça va je n'ai plus qu'une semaine à attendre.
Livre : Tout est sous controle - Hugh Laurie
Musique : the clash - london calling
Envie : d'emmenager à montreuil et vite!
Humeur : hative
13 août 2009
Douce tétanie
Une rencontre qui dure maintenant deux mois déjà. On cherchais tout les deux une personne à usage unique. Moi je voulais me sortir de l'ennui, toi tu voulais une fille d'un soir à baiser. Finalement je me met à envier l'ennui de ceux qui s'aiment simplement et toi tu hésites encore entre me baiser ou me faire l'amour. Et je ne m'y trompe pas, c'est bien cette hésitation qui t'a donné tant d'interêt à mes yeux... Tu as tout pour être mon impossible. Il me faut cette sensation d'"inaccessible" pour que j'éprouve de l'interêt. Il m'arrive de me dire que tu l'as compris et que par conséquent tu fais exprès de me faire du mal. Ca me rassure de penser ça parfois, ça me fait croire un instant que "la réalité" n'est pas si réelle que ça. Et qu'en fait cette fille là n'est qu'une chimère que tu as crée à ma mesure. Mais bon... je te rassure, je redescends au bout d'un moment.
Tout ça me convien: avoir ce que j'ai et ne pas avoir ce que j'aimerais. Mais quand même, ça serait bien, ça me plairait bien que tu sois à moi un jour. Et c'est bien parce que j'ai cet espoir que je reste. J'aime bien avoir mal, que tu me maltraites mais quand même... pas au point d'accepter que tu me fasses mal sans espoir qu'un jour tu m'embrasses, me caresses, m'aime tout simplement.
Qu'on soit d'accord, ne crois pas voir ici de "je t'aime" sous entendu. Non tu le sais , je te l'ai dis, "je t'aime bien". Que tu me baises ou me fasse l'amour les deux me plaisent. D'une façon où d'une autre j'aime cette douce tétanie à laquelle tu me soumets.
Livre : les liaisons dangereuses
"Ce que vous appelez le bonheur, n'est qu'un tumulte des sens, un orage des passions dont le spectacle est effrayant, même à le regarder du rivage. Comment affronter ces tempêtes? Comment oser s'embarquer sur une mer couverte des débris de mille et mille naufrages? Et avec qui? Non, Monsieur, je reste à terre; je chéris les liens qui m'y attachent. Je pourrais les rompre, que je ne le voudrais pas; si je ne les avais, je me hâterais de les prendre."
Musique : Noir désir - l'appartement
Envie : de lui... toujours
Humeur : calme
10 août 2009
les alliées du n'importe quoi
Depuis toujours, ma mère, Ma meilleure amie, mon juge, mon bourreau, mon journal intime, un autre clou dans le coeur... tout ça et plus encore pour les épaules d'une seule personne. Elle est celle qui me fascine mais aussi celle à laquelle je ne voudrais jamais ressembler. Je ne suis pas la fille qui répond au shéma de la fille parfaite et elle n'est pas le shéma que je me fais de la mère parfaite. On ne s'est pas choisi, on fait avec.
Aujourd'hui on ne sait plus qui a abandonné qui en cour de route. Elle sait que c'est moi qui l'ai abandonné et moi je suis certaine que c'est elle. je me souviens de ce "Ne m'appelle plus jamais maman". Elle se souviens de mon ralliement au camp ennemi, mon père.
Le résultat est là et on ne sait même plus pourquoi c'est arrivé.
Parfois nos chemins se croisent, on échange quelques tendresses, on parle de tout et de rien mais surtout de rien. On évite de parler de ce qui est important. A l'époque où nos vies étaient liées ça ne se passait pas comme ça. Mais depuis que j'ai pris la tangente on se regarde avec impuissance. Je la vois, ma mère, brisée par l'autre connard qui lui sert d'amant. Elle me voit, sa fille, qui se débat à essayer de grandir, qui boit souvent la tasse, sans personne pour l'aider à ne pas se noyer. Nous sommes les alliées idéales qui se battent sur des fronts trop éloignés.
Livre : les liaisons dangereuses
Musique : Initials B.B - Gainsbourg (à écouter dans la playlist en bas ^^)
Envie : de lui...
Humeur : méditative
30 juillet 2009
La fille qui tronait en haut de son bucher
Une impression d'être condamnée à ne jamais penser deux mais toujours trois, quatre... parfois même cinq. Je ne me sent jamais seule avec lui. Je vois toujours ces fantômes un peu trop présents, encore palpables. Le temps passe malgrès tout, et je sent de plus en plus cette chose qui voudrait se défaire des liens que j'ai serré du plus fort que j'ai pu le jour où il m'a mise en garde. "Je ne t'embrasserais pas en premier, je ne serais pas responçable de ce qui arrivera ensuite" Je l'ai embrassé. J'ai accepté de prendre le risque de tomber amoureuse de lui... De toute façon, trop consciente de la situation, je ne peux pas me le permettre. Je me suis trop blessée pour me laisser consciemment porter un coup, potentiellement, fatal. Alors, quand je sent cette chose desserer ses liens je traque la goule qui les ressera. "Vivre le présent au lieu de chercher à le pourrir au profit de l'éventuel futur" c'est le conseil le plus sensé qu'on ai pu me donner. Mais, je refuse de jouer l'aveugle, la conne qui porte des oeillières, qui fait pitié à voir tellement sa condition est pitoyable, pathétique: celle qu'il serre dans ses bras dans l'attente d'en serrer une autre un jour. D'accord, je ne suis peut être qu'une fille de plus à s'être hissée d'elle même en haut du bucher. Celle qui attend que "l'autre fille" daigne prendre et jeter l'allumette qu'il lui tend... Mais c'est les yeux grands ouverts que je les regarde du haut de mon trône. Elle est l'arme qui menace et m'oblige a protéger ce que j'aurais pu trop facilement rendre vulnérable. Je refuserais aussi longtemps que je le pourrais et qu'il le faudra de me tenir à coeur ouvert devant lui. Je ne parle pas d'une sorte de relation de conflit, mais plutôt d'un amour restreint. Je sais que si il doit y avoir un blessé dans cette histoire ce ne sera certainement pas lui.
Livre : les liaisons dangereuses
Musique : rien
Envie : d'être aimée
Humeur : flippée





